[]
#13

W

Rouleau d'écran de poésie
sous économie d'énergie
#13 • 11/17






Giao David

Le grand amour


1


Pour bien te montrer
que je suis désolée
je creuse dans la neige la nuit.



2


Je lave tous les tapis
de la maison
et je les étends
en les retournant
comme des visages
pour qu’ils sèchent.



3


Tu as besoin d’aller faire un tour
à la pharmacie.

Moi, je m’occupe de ton opération.



4


C’est l’année du bœuf
alors je fais une réplique
en terre cuite
de ton enfance.

La terre cuite
vient de Chine
et je la stocke
dans un entrepôt en bas de la rue.



5.


Tu trouves que
un bœuf, c’est lourd,
alors je balaie le couloir
et te souhaite de dormir
d’un sommeil plus lourd,
et vachement plus longtemps.



6


Je suis en retard
alors je ramène
une babiole
à la maison
dont je pense qu’elle pourra
occuper
le temps perdu.



7


Le moindre changement
te dérange,
comme le vent,
alors je nous ai construit
une chambre.
Tu dis « C’est la mienne »
et je suis trop petite, c'est ça,
pour argumenter.



8


Nous préparons
les artichauts
et quand les miens tombent par terre
tu dis que
nous sommes encore sous le choc
d’événements récents :
la mort de mon grand-père,
30 ans auparavant,
en fait partie.
Un autre : ce matin,
la façon dont la dame
t’a piqué la place
quand tu faisais la queue
au magasin.



Giao David vit et travaille en France. Elle est née en 1979. "Le grand amour" est sa première publication.




Olga Theuriet

Initialement prévu


Vois le gris le bleu les petits points bleu foncé le violet le transparent, vois le vert.
Vois la poubelle.
Vois la prise électrique deux cent trente Volts courant alternatif cent cinquante Watts MAXI. Vois la résille élastique, vois les crochets de la résille élastique vois le métal qui enserre l'élastique supérieur, vois les nœuds de la résille élastique et entre ces nœuds la cordelette synthétique dont le tissage de fils noirs et de fils blancs dessine des motifs quadrillés. Vois à travers la résille synthétique les points réguliers bleu foncé sur le velours bleu ciel, moquette rase.
Vois les vis enfoncées dans le velours qui ancrent les angles inférieurs de la résille synthétique.

Ne vois pas le sang qui bat dans mon ventre. Ne vois pas le jour dans le tunnel.
Vois le témoin lumineux de la prise électrique s'illuminer dans le passage de la nuit vois le bleu du témoin plus brillant et plus intense que le bleu de la moquette plus clair lorsque la nuit — passe. Vois l'harmonie se replacer après la nuit entre le bleu synthétique et le témoin électrique qui paraît s’éteindre. Vois la presque confusion des teintes.

Vois la tige droite et solide plantée dans la prise. Ne vois pas les trous de chaque côté de celle-ci. Vois le point très brillant au bout de la tige droite et solide. Ne vois pas ce qui pourrait ternir cette brillance du point. Vois la charnière du couvercle de la poubelle et le réceptacle de métal gris. Ne vois pas le sombre à l'intérieur.

Vois la géométrie du plateau encastrable dans les gorges latérales et les butées de plastique noir qui le retiennent en bas de course. Ne vois pas la face cachée du plateau escamotable en position encastrée dans les gorges.

Vois à l'endroit
SECURITE
2011 / 01 HS

Vois à l’envers. Vois le reflet du texte sur le plan horizontal entre les vitres à l'envers et le haut en bas.

Vois les lignes de métal gris vois le dessus de la carrosserie de la ventilation ne vois pas l'entrée de l'air dans le mécanisme.

Vois mon corps habillé dans le bleu à petits points vois les plis de mon tissu autour de la page ne vois pas les plis de mon tissu sous la page. Vois la ligne qui s'enfonce dans le sombre entre les masses synthétiques de bleu à petits points. Ne vois pas comment ne pas figurer une faille et le frottement imperceptible entre les masses. Ne vois pas autre chose qu'une pointe triangulaire en forme de culotte. Vois deux masses à points bleus qui se longent. Ne vois pas l'écartement des masses comme une chose possible à moins de les arracher de leurs supports. Ne vois pas ces supports.

Vois la superposition des choses dans l'écran de contrôle de l'appareil photographique. Ne vois pas ce qui cependant s'imprime dans la machine.

départ




Martin Richet

Circuit Nashville


Ça
te

fait
quoi



---



Quinze
jonglent

cinq
croient



---



Petit
matin

mari
lecture



---



Crache ton
chewing-gum

quand tu passes
la béquille



---



Le beau
tiroir

la bouche
« mercure »


Poète et traducteur, Martin Richet vit et travaille à Paris.




Aurélien Mazeau

MI_NI_MAL (2)








Christophe Petchanatz

Extraits du Héron (1)


Nous finirons par nous rencontrer, assez courtoisement, dans le bureau d’une avocate habituée à traiter des allégories. Le Héron était accompagné de sbires coûteux, grassouillets et relativement incompétents. J’avais pour moi « ce dédain suprême » : regarder par la fenêtre, me passionner soudain pour cette petite camionnette bleue qui peinait à se garer entre une 203 crème et une vieille Ford (une Taunus je crois, couleur tabac d’orient clair). Mon père n’était pas loin, avec ses mocassins honnis, sa barbe, ses cigarettes, ses tatouages. Je crois, conclut (prématurément) quelqu’un, que le mensonge et l’invention font les plus belles biographies.

J’avais dévasté une bonne partie de la planète, m’acharnant sur tout ce qui, pour une raison ou pour une autre, m’avait un jour contrarié. Inutile de préciser que les dégâts étaient considérables.

Tôt (jeune), j’avais une méthode terrible. Nous étions en voiture (une Aronde bleue). De chaque côté, perpendiculairement à notre trajectoire, je projetais un rayon mortel, à environ trente centimètres du sol. Je ne cherchais même pas à connaître les résultats de l’opération ; je savais que c’était intéressant. La seule chose qui me contrariait : la sphéricité de notre planète. J’aurais voulu, pour la beauté, la netteté de l’exercice, une planète rigoureusement plane (ah, sectionner par millier des pattes de poules !) ou, « au contraire », disposer d’un rayon laser capable d’épouser la courbure de la Terre.

C’était, cependant, déjà pas mal.

Pendant ce temps, le Héron conspirait avec les frères V., à Héricourt (Haute-Saône). Il « modifiait sa stratégie ». Tout occupé à laisser mes doigts jouer tendrement sur le grillage rouillé, avec les escargots minuscules et les liserons, je n’ai rien vu venir. Ils étaient nombreux, mauvais, obtus et rancuniers.

Il n’y a pas de mots pour évoquer les tracasseries, les moqueries, les humiliations, les intimidations dont mon quotidien fut l’objet.

Et puis cela cessa

Et Dieu leva la patte.

Certaines choses, subtilement, nous échappent. Lorsqu’on y pense, on se doute bien que cela n’est pas vrai (ne peut être vrai, intrinsèquement, du fait même de l’assertion) : cela (qui en réalité est ceci) ne peut qu’être davantage, ou au contraire infime ou complètement différent. Et alors on s’abîme, dans tous les sens du terme, on contorsionne les boyaux de la tête (en vain, forcément) pendant que certaines choses, fatalement, nous échappent.

.

.

.

Alors,

Le Héron, tel un phœnix un peu désœuvré, leva ses ailes obscures, couvrit le monde de son ombre, lança un piaulement définitif et — tout s’éteignit.

Il ne me restait que mon briquet.

Il me restait mon briquet le monde autour qui se
 tordait.

Je (savais que je) ne pouvais compter que sur ma mémoire pour reconstruire et je savais aussi qu’il y aurait forcément des erreurs. Le Héron avait là frappé fort, et juste. Le néant eut été un peu trop simple (et puis, ensuite, quel ennui !) ; là, il me laisse la tâche invraisemblable, l’échec annoncé (à lui la rigolade !) : simplement tout refaire — au risque que tout de suite après cela s’affaisse de nouveau.

D’autre part :

— Cela manque de dialogue non ?

— Non.

Les extraterrestres envahissent le monde.

On ne les voit pas. D’abord : ils sont bidimensionnels. Et tout petits. Vraiment très petits. Il leur faudra du temps. Ils ne nous veulent pas de mal : ils s’en fichent. Probablement l’hypothèse de notre existence n’a même pas effleuré l’esprit de leurs plus grands penseurs. On ne les voit pas parce qu’ils ne nous voient pas. Nous nous pavanons, grandioses, dans notre tridimensionnalité, genre cinémascope ; eux : ils grignotent, intrinsèquement.

Et ça, le Héron ne le sait pas.

.

.

.

Grumeaux faillit vomir. Héron pas bien content déplore le gaspillage du bon manger. L’autre est fier, penché au-dessus des cabinets, il n’en perd pas une miette (et n’en mets pas à côté, surtout). Grumeaux c’est yaourt tropépé, fromage fourbe qui s’éclipse, viande filandreuse remâchée trop longtemps boulette sèche comme une chique entre la joue et la gencive. Même le chat ne joue plus le jeu. Et la fenêtre est fermée. (Paul et son épouse s’ennuyaient dans leur voiture, à 2 heures du matin. Alors, ils ont lancé un bâton de dynamite par la fenêtre pour voir. Mais. Les vitres de la voiture étaient fermées.) 
(&) All The Seats Were Occupied.

Le couteau a entamé la peau.

Elle avait une façon se tord, manège.

À la cave, les cicatrices.

Il a sorti sa joue, jetés, agrippés aux fers, l’ai repoussé malgré ma bouche.

Quelqu’un la fait tomber ; j’entrevis une seconde son souffle tiède.

Il combien de temps cela prendra.

Migraines, poils et l’échine Un vieillard endormi.

Pantomimes.

Elles parlent en chuintant, toléré, le doute, elle court, déchire le maillot.

Il la saisit mais le temps passe, désoeuvrée.

Plus tard, ses mains caressent ta poitrine, sourd aux injonctions de sa maîtresse.

Elle la discuter, on la dévore toute — bouche touille au cul ! Trop tard ! pas).

Les hurlements formaient une sorte de tapisserie, ça faisait bien Géhenne. Nous, dans le canoë, on pagayait comme des force-nez. — Elle, devant, se mirait le minois dans un tout petit miroir, parmi z’embruns, récifs, crocodiles spasmodiques hérons subaquatiques racines et petit vents coulis. Impeccable. Du haut des très hautes falaises, de petits indigènes (mais vraiment très petits) nous lancent des trucs, des rochers, des boules de papier aluminium. Et au-dessus, tellement grand —

Elle tombe de plus ce sont des noeuds, un mirage.

C’est une plaisanterie, feint en plus souvent.

Postures : soufflent, bijoux d’acier femelle, je vous invite tout de suite (aussi) dans la poix, le parfum ne coûtent.

Elle est à pleine gorge, la bonde, elle est ici couture.

On ne cesse de ramener des corps, presque silencieusement, main, ses jambes, comme s’il pétrissait quelque chose, caresse pâmoisons parcelles nos humeurs.

Journées sans envies ; je défaite, me rassurait.

Lèvres vibrantes, on comprendra.

Au moment l’intérieur.

Il se frotte entre les doigts, chaque virage, échardes.

Il fait froid mais beau, nous allons (où vous savez). J’arrache quelques vieilles plantes et le Héron s’occupe un peu de la voiture. À 16 heures nous revenons. À 17 h nous faisons un puzzle puis repas et télévision. Et voici le début de l’histoire (et les bras, ramper, mais je n’aurais pas dû)

Le chien est. Il ne me reste que des plaies.

Ils nous aiment de moins en moins.

— aux plus jolies ce qu’elles désirent secrètement.

Saisir sa si peu de chair —, dégrafe.

Elle ne bouge pas (triste : une équipe de foot a perdu, ou une guerre — ou au contraire ils ont réussi l’impossible, n’importe : mêmes grimaces laides ô l’émotion est laide). C’est le Héron qui manipule la caméra, les images. C’est lui qui souffle les répliques (toujours les mêmes). Visages de Hérons, art appliqué. Ce soir les chiens lèchent leur morve sur la toile cirée. Hérone à peine décédée : on la bourre d’étoupe. Et on boit.



Christophe Petchanatz est écrivain et musicien. Le héron est un projet de livre qui a bénéficié d'une bourse d'écriture de la part de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC Rhône-Alpes) et la Région Rhône-Alpes, avec le concours de l’ARALD.




Alexandre Saint-Onge
& Simon Brown

Les amitiés pliantes


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


Il y avait trois dimensions de quelque chose de trop proche est décédée la globalité tu vois-tu un peu oui parce que juste son glucose comme ça sur la route ça s’est arrêté à 6 h 20 comme ça les vidanges au pire c’est prochain ça nous donne une sélection car c’est habitué à ma part de mijotage des montagnes de la matière la prédication défoncer c’est le début des batailles un match deux feuilles de Kleenex de chaque côté du conteneur vide pattes de métal enfants c’est sale comme une telle scène dans le cas vraiment trouvé des cases elles sont le but à soir en classe comme un mail je vais prendre plus que ça moi je n’ai rencontré ce retard est-ce que c’est possible ça comme la madame qui dîne dans la section de l’addiction comme trois


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


C’est le racisme de 222 enfants
c’est de France
c’est des chasseurs
c’est la suprématie réussite
c’est la semaine contrariée des Cousins
c’est comme aujourd’hui le mal
c’est comme le reste
c’est comme une résidence sens
c’est comme le tribalisme isocèle
c’est comme on disait
c’est parce qu’en fait c’est court
c’est qu’il débarque à Laval le 6 septembre
il est si proche


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


Je comprends en Service
pas d’accord avec le milieu
de tomber
il se peut
que procès technique du solaire
des six cent quinze
golfs de la mosquée de Valcartier
puis six briques


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


Plus affolant de la viande hachée
intéressante, merci
mais c’est triste
en quel cherché
bravo comme moi
comme fait ça encore
Je lis le soir, elle est vraiment
le bilan cent 50 la brise
d’hier mais
juste avant 4 h 40


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


C’est pas bonjour car j’ai oublié
moi est à part
Incroyable le vidéo d’Hier
soir vous voyez fascinant forcé
pas comme ça te rappelle
partouze de la valise
spaghettis et drôle d’y exister
c’est populiste express
pas plus divertissant, pas 150
Vers le haut


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


C’est correct le rond regard
ce Qui est bien connu, jeune fils à la fin
du colis plaisir
poste avec six p.m.
c’est bon mais j’ai juste poisson qu’encore
et comment, Enfant stage
vient de le mettre, comme concept avant
désolé pour les hier
juste gestion, Marie
Je tremble meilleur, jeune merci


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


Parce qu’utilisateur d’un jour
le moi c’est une grosse valise française
proposée qu’on fait pas partie
de faire profil le séjour zéro
quand même métissé ô
mais arrête le Pays puis là
ça fait l’épicerie puis ça existe
sinon c’est comme retrouver
comme le soi, qu’est-ce que c’est
la station d’esclavage


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


Ce soir 500 couvertures médiatiques
commentent cinq cents pour cent comme pour rien
avant sinon que j’en suis
son sourd
ton audience intéressée
clairement coupable
pas si pressé parce qu’une sinécure de Zurich
lol contre ces trois ans plus tard
les processus que ça sent, qu’il joue
voulant tellement avoir la gloire même avancée
comme agent de ciseaux


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


De droit osé mon ami
interdit la grosse Marie
si le Rona
existe ce style
je vous laisse pouvoir
vous demander une question
ritures informes
qu’elles fassent
des choses
pour le moment
mort conceptuelle une chose
que j’aille
dans le provigo symbolique
pour les surfaces


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


Alexandre Saint-Onge et Simon Brown vivent et travaillent au Québec.
Le site d'Alexandre Saint-Onge : www.alexandrest-onge.com
le site de Simon Brown : simonbrown.blogspot.fr




Eléonore Lizée

Ambition


Si je veux

L’ambition est tellement stupide.
Parce que rien n’est jamais aussi mauvais
que l’image que je m’en fais.

La maison est calme.

Je suis seule.

Je peux rire la première si je veux.





Un jour, je vous dirai tout

M’asseoir et parler devant l'auditoire
me rend très nerveuse.

La bonne attitude consiste à penser
à toutes les choses horribles
que je pourrais faire tout en parlant.

Penser très fort
qu'il pourrait y avoir
de graves répercussions

si j'en parlais.





Bonne journée

La première pensée
c’est la pire.

C’est la première pensée
qui me vient au réveil.





Pratiques SM

Je malmène tout mon corps
et je vis
dans la douleur.

Ma douleur,
je suis sûre
qu'elle peut distraire
un spectateur.

Un autre animal,
non,
je ne pense pas.





Caisse

Quelque part dans le gribouillis
de ma signature
Je vous assure qu’il y a mon nom.

Mais je ne veux pas payer pour ça.




Chloé Guezo

La poésie contemporaine ne pense pas (toujours) :
petite liste de ses arguments d'autorité



Nan
mais
Olivier
Cadiot
quoi

❤ ❤

Nan
mais
Christophe
Tarkos
quoi

❤ ❤ ❤

Nan
mais
Francis
Ponge
quoi

❤ ❤ ❤ ❤

Nan
mais
Denis
Roche
quoi

❤ ❤ ❤ ❤ ❤

Nan
mais
Bernard
Heidsieck
quoi

❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

Nan
mais
Serge
Gainsbourg
quoi

❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

Nan
mais
Jane
Birkin
quoi

❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

Nan
mais
voilà
quoi

❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

De toutes façons
la poésie
ça vient
du coeur




















Le son perdu

I wanna be your dog (reprise au barbet)



(Reprise de la chanson des Stooges, en remplaçant les paroles par une description publicitaire du barbet trouvée sur internet, lues "façon liste" comme dans un poème démodé des années 90.)

Basses : Francky Framboise.
Voix : MC Madeleine Proust.

Retrouvez tous les sons perdus archivés sur SOUNDCLOUD





















Ce treizième numéro de Watts
a été achevé de coder
le 2 novembre 2017,
sur l'ordinateur de Robert Watts.