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#8

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Rouleau d'écran de poésie
sous économie d'énergie
#8 • 10/16






Pauline Allié

Album (extraits)



Vous devriez en parler, peut-être que vous ne parlez pas assez des choses de la vie.




Je me demande ce qu’il faut interpréter par le fait que chacun de nos invités laisse une paire d’espadrilles pourries et puantes en partant.




Bonne route à vous et si vous écrivez, ça m’intéresse, n’oubliez pas.




«Pour la BK, j’attends de voir votre sujet formulé de M2 et la pertinence d’aller travailler à la BK pour rester dans l’exception scientifique que demande la BK pour certaines dérogations.» J’ai répondu : «bien entendu».




Ici le Lot, sec et chaud. Je me doute que tu as fini le calvaire qui m’accable et que tu te permets les champi. Moi ça va, je bosse, point, la vie est belle, le destin s’en écarte. Pour le lit, après réflexion, je crois qu’une place me suffit, mon appart est quand même minus.




Pour le pain, c’est normal, je t’avais dit que les proportions exactes étaient obligatoires, tes pots de yaourt, ça doit pas être ça, on en fera quand tu viendras.




Personne ne m’a parlé du sac à bûches. Imagine ma surprise.




Je t’ai mis une photo dans la bonne position si ça peut t’aider, je l’ai placée moi-même, toi t’es pas mal, un poil plus cambrée serait mieux peut-être.




C’est drôle dans ce grand lit, je fais des rêves pas possible.




Le même jour après la méduse, j’ai pris un coup de soleil sur la tête.




Maintenant, tu as tout ce qu’il faut pour tapiner, il ne te manque plus que de l’ambition pour être la plus belle, et tu vas enfin gagner ta vie.




Les idées sont là mais parfois j’ai l’impression de jouer à faire de l’art, comme de l’exercice, essayer d’avoir la bonne idée, suffisamment plastique mais toujours un peu conceptuelle.




J’ai assisté à la performance d’un type qui est resté 1h et quart dans de la glace, je vais sûrement le rappeler.




Le thème que j’avais choisi était de recréer une situation où ils ont éprouvé de la colère, mais la plupart ne savaient pas ce qu’une «émotion» voulait dire, je les ai fait se battre, je te passe les détails.




Le monsieur nous a dit que parfois il y avait une case à cocher et que ça n’avait pas été fait.




T’as vu, il a une page wikipédia. Je me demande qui l’a composée. Il la met en référence dans tous ses mails, la honte.




On est allé manger dans un restau végétarien assez réputé, mais la viande était tellement bien imitée que ça m’a écoeurée, j’avais l’impression de manger du veau — même goût, même texture.




Il mange normalement mais il a quelques trous de mémoire.




On n’a qu’à se voir tous les deux à ce moment-là, pour utiliser la langue (parfois) plus efficace que les mots.




À cause du talkie-walkie, j’ai mal à l’intérieur de l’oreille, ça craint. Juste avant de partir, j’ai peur d’avoir une otite.




Au-delà du fait que je te trouve, comment dire, un peu «limite-limite», je veux bien le faire, parce que je suis aussi un peu «limite-limite».




«Les autres sont des mondes possibles auxquels les voix confèrent une réalité toujours variable, suivant la force qu’elles ont, et révocable, suivant les silences qu’elles font. Les autres n’ont pas d’autres réalités que celle que leur voix leur donne dans leur monde possible.» L’épuisé, Samuel Beckett, p.67




Je commence un peu à écrire. Et même qu’il est 17h et que je ne suis pas encore sorti de chez moi. Je vais peut-être trépasser — «Mort par moisissure» sera écrit sur ma tombe.




Il faudra que je te raconte une perf que j’ai vue ici. C’était du lourd, un bon truc à raconter pendant Noël.




Regarde ! Il a chié sur mon mac.




Il suivait l’itinéraire de votre voyage sur la carte du monde qui est sur son bureau, il regardait l’heure toutes les cinq minutes pour savoir où vous étiez.




Je chantonne comme une gogole, j’ai mis toutes les notes de Didi-Superman dans mon texte, je n’arrive pas à pondre mon intro.




Contre toute attente, je ne répondrai pas par une photographie de ma teucha, ce soir, ça reprend ; la leçon à tirer : no bike, no sexual intercourse pendant au moins une bonne semaine.




Il y a un gros tigre qui est entré dans la pièce. Je me suis levée et le tigre il a mis ses deux grosses pattes sur mes épaules. Il est venu s’allonger à côté de moi et il a mis sa grosse tête sur mes genoux. Je mettais mes doigts dans sa fourrure qui était agréable et douce. Je voyais bien qu’il m’aimait et qu’il avait de bon gros yeux aimants. Et je sens encore cette impression de fourrure dans mes doigts.




J’aime le mot friandise. FRIANDISE. Dis-le pour voir, mais plusieurs fois à la suite.




J’ai trouvé une astuce pour aller du corps : le matin tu ne manges pas jusqu’à ce que tu sentes vraiment la sensation de faim, tu t’octroies une ricorée et comme une lettre à la poste.




Si je pouvais, je remplacerais tout par une pilule, je déteste manger, j’aime pas cuisiner non plus.




Oui, c’est pour la couverture d’un catalogue du centre Pompidou sur la beauté intérieure des femmes pulpeuses, c’est la prochaine expo intitulée «GrosNibards@Pompidou», ça restera deux années sur le fronton de Beaubourg.




Quelqu’un — je ne sais pas qui car je dors seule — me fait tomber du lit tous les matins, violemment. J’en ai marre, alors je bosse. Je taille dans le texte.




Je regarde souvent la définition des mots dans le dictionnaire, ça m’aide à y voir plus clair.





Pauline Allié, née en 1987, vit et travaille à Nice. "Album" est un livre auto-édité. Plus d'infos à cette adresse : http://paulineallie7.wixsite.com/paulineallie.






Olga Theuriet

Sans titre (extrait)











Samuel Rochery

Littérature ouverte 24/24

Garabagne

Guermantes

Yoknapatawpha

Brobdingnag

Projet d'enseignes lumineuses destinées à l'orientation de ceux qui se sentent perdus dans la nuit de l'Etre avec un E majuscule ; les noms de lieux, réels ou fictifs, sont empruntés aux oeuvres de :

1) Henri Michaux
2) Marcel Proust
3) William Faulkner
4) Jonathan Swift






John Gallaher

le jeu auquel nous jouions
quand nous jouions au jeu



Traduit de l'américain par Samuel Rochery


Tu te rappelles ? Il existe un jeu qui s’appelle Le Jeu, où
le but du jeu est de ne pas penser au jeu. Dès que tu
penses au jeu tu as perdu. Lorsque tu penses
au jeu, et que tu as donc perdu, tu dois crier « j’ai perdu
la partie », poussant ainsi les autres autour de toi à penser
au jeu, et donc à perdre la partie tout pareil. C’est la version « je vous
embarque tous avec moi » du déroulement du jeu, où tu dois
devenir, au moment de la défaite, le sale type qui a suffisamment
d’énergie et d’antipathie pour choper la cheville du vainqueur,
le prendre et l’entraîner au fond des abysses. C’est perdre, oui,
mais avec un petit goût de victoire, le bon côté des choses qui te permet
de bien digérer l’après-défaite. C’est une version de la peur, je me suis dis.
Pas explicite, mais quand même un peu. Le soleil tourne autour de nous
un petit peu et de plus en plus, nous tournons autour du soleil
tout en disant des choses qu’elles sont fixes ou de l’ordre du jeu, pour trouver qu'un tel amour des taxinomies nous gêne - mais on adore
tout ce qui est traitement, expositions au musée, carrefours, cartes. Disons
que c’est à cause de la science et de l’histoire. La religion
[ n’a pas non plus les mains propres.
Disons que c’est à cause du besoin
[ qu’a le cerveau de nommer et classer. Le besoin
De regrouper et de réduire le monde
[ à une collection d’objets. Est-ce qu'elle va
me tuer ? Est-ce que je peux l'emporter avec moi ?
[ Mais ça fait aussi partie du jeu
que je viens de perdre, le côté distrayant. Etre distrait d’une chose
ce n’est pas vraiment un besoin,
[ quoi qu’en dise le sens commun. Nous avons besoin
de nous distraire de nos vies inutiles, insignifiantes ou futiles,
en regardant quelqu’un tomber des escaliers ou se casser les jambes la nuit
de son plus beau numéro de danse, ainsi vont
[ les bizarreries du monde. Une fois, au lycée,
nous nous sommes faufilés dans les dortoirs
[ depuis la cour et nous avons déclenché les alarmes d’incendie
à tous les étages à deux heures du matin,
[ parce que c’était deux heures du matin, et maintenant,
en société, tu as tendance à parler d’insectes ou de rongeurs,
parce que ton métier consiste à les exterminer.
[ C’est comme faire de la randonnée
dans une forêt, lentement, en fait
[ c’est un immense sous-bois, et quelle que soit la piste
elle est effacée depuis longtemps jusqu’à la route automobile. Bon alors
où en étais-je déjà ? La forêt débouche brutalement sur une rivière,
sur la droite, petite falaise et plongeon, et te voilà, tu te dis
que si tu avais couru jusqu’en bas de la colline tu n’aurais pas pu t’arrêter,
tu peux du moins l’imaginer, et maintenant tu prends conscience
de ta fragilité, ténuité, et ça va te rester dans la tête une bonne partie
de la journée, même si tu constates que les gens ne pigent rien
quand tu leur en parles. Si, ils comprennent.
[ C’est juste qu’ils ne comprennent pas vraiment,
ni comment, dans tes meilleurs rêves
sur la vie après la mort, tu es en train de nager à travers l’univers
[ et que c’est merveilleux.


Poème parnu dans la revue Interrupture






Ori Fienberg

Natures admissibles



Traduit de l'américain par Michelle Wonja


A peu près tout le monde est au courant qu’un poisson rouge peut grossir jusqu'à remplir son bocal, mais un peu moins savent qu’il meurt si son cœur devient trop gros.
Il n’y a pas de saison pour un poisson rouge. Ses cellules sont dans un état de moisson permanent, mais il garde tout ce qu’il fait pousser pour lui, et alors aucun lieu n’est assez spacieux. Mais nous passons du temps ensemble aussi facilement que les feuilles mortes.
Nos cœurs donnent et reçoivent à la mesure de chaque battement. C’est pourquoi les humains sont d’une taille relativement stable.


Poème paru dans la revue Diagram 8.5

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Emily Brandt

Le port


Traduit de l'américain par Samuel Rochery


Dans cette maison, cancer. Dans cette maison arthrite, un membre coupé, cire chaude. Il y a un tricheur. Dans cette maison, on voyage modique. Dans cette maison, un corps au ralenti et aussi solide qu’un roc. Dans cette maison, une mère place des pièges à souris au pied des placards, tape sur les mains d’un enfant comme si elles étaient des réserves pour les rongeurs de pieds. Dans cette maison, un homme tire une fille de son lit jusqu’aux sièges arrière de sa voiture. Dans cette maison, les boules de noël durent jusqu’à la Saint-Valentin, on a un schisme dans le derrick. Dans cette maison, un chien qui pique. Dans cette maison, la douche est toujours froide. Dans cette maison, six caisses de fruits, embaumées dans une variété de parfums. Dans cette maison, gare au père. Dans cette maison, tout le monde fait sa prière. Dans cette maison, si on te donne le choix. Dans cette maison, il y a des esprits, pas commodes. Dans cette maison, une piscine couverte et deux rentiers. Dans cette maison, un médecin chinois et sa femme que personne n’a jamais vue. Dans cette maison, la maîtresse de maison a appelé les flics quand un homme noir passait devant, on a fenêtres closes et chant de criquet. Dans cette maison, dents bien blanches et halène bien fraîche. Dans cette maison, de l’héroïne dans les veines d’une ado. Dans ces maisons, de la cocaïne. Dans cette maison, il y a un tout petit chien, un tout petit gueulard de chien. Dans cette maison, les stores sont raccords avec la moquette. Dans cette maison, tout le monde fait partie d’une chorale. Dans cette maison, un trampoline. Dans cette maison, des juifs. Dans cette maison, un homme très bronzé mange une orange. Dans cette maison, des deux fils, l’un a la peau sur les os, l’autre est gros. Dans cette maison, les clous ont la taille de feuilles d’araignées, on a les cheveux platine. Dans cette maison, on sort les lumières pour halloween. Dans cette maison, un prêtre vient pour dîner. Dans cette maison, un court-circuit a mis le feu mais tout le monde a survécu. Dans cette maison, une recluse assise à sa fenêtre vous dira parfois bonjour de la main.


Texte paru dans Literary Hub






Margot Schilpp

Douanes


Traduit de l'américain par Michelle Wonja


Je n’ai rien à déclarer.
Il n’y a rien dans ma valise
qui ne devrait pas y être.
Il n’y a pas d’œufs.
Il n’y a pas de monnaie.
Je n’ai aucun fruit. Ni fromage
ni dessert. Pas un bout
de viande. Je n’ai dissimulé aucun gardien.
J’ai avalé mes dernières pilules
avant de monter à bord. Je n’ai pas pu ingurgiter
les tonnes d’héroïne. Je ne suis pas une mule.
Je n’ai rien à déclarer.
Je voyage léger.
Ça c’est mon imperméable.
Ça ce sont des produits d’hygiène féminine.
Ça c’est une brosse à cheveux.
Il n’y a rien d’autre à dire.
Je n’ai rien à déclarer.
Je n’ai pas besoin de regarder dans mon sac.
Il n’y a rien à trouver.
Je n’ai aucun singe.
Je n’ai pas d’orchidées.
Je n’ai pas été malade.
Je n’ai rien à vous dire.
J’espère rentrer après-demain.
Ces chocolats sont pour mes hôtes.
Je n’ai rien à déclarer.
Je ne ramènerai rien d'extraordinaire.
Laissez-moi passer s’il vous plait.
Je m’excuse pour l’heure tardive.
Aucune raison de me chercher.
Je vous en prie, prenez votre temps, fouillez dans mon sac.
Je n’ai rien à vous dire.
Je n’ai rien à déclarer.
Personne ne m’a demandé de porter quoi que ce soit.
Je ne l’aurais pas fait de toutes façons.
Mes bagages sont sous mon contrôle.
Ce sont les miens, tous.
S’il vous plait. Laissez-moi passer et vite.
Je n’ai jamais fabriqué de bombe.
Je ne connais aucun terroriste.
Je ne suis pas une professionnelle des explosifs.
Je suis une professionnelle du langage.
Je n’ai rien à déclarer.


Poème paru dans la revue Diagram 8.5






Fernand Fernandez

Don Schizotte ou l'asile poétique. L'arrivée.



FACE A • Don Schizotte ou l'asile poétique. L'arrivée. (lecture) • 12'44



FACE B • A cure for Don Schizotte (ASMR remix) • 15'19



[Ecouter sur SOUNDCLOUD]

Crédits :

A et B • Texte, voix : Fernand Fernandez
B • Echantillonnage, montage, enregistrement : Guillaume Fayard

La face B contient des samples de :

Warm Earth Which I've Been Told, Six Organs of Admittance (RTZ, 2009)
Batucada Fantastica, Luciano Perrone & Ritmistas Brasileiras, 1962
ASMR, Soft Spanish Whispers. Ear to Ear Trigger Words & Poetry
Korean ASMR – sksk, breathing, mouth sound, scalp massage
Tranquillity, Sam Rivers (Crystals, 1974)
Don Schizotte Theme (Fernand Fernandez)
We Almost Lost Detroit, Gil Scott-Heron, Brian Jackson (Bridges, 1977)






Fernand Fernandez
Don Schizotte à sang chaud pensa
Huile sur papier
65 x 50 cm
1990's.



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Pour Don Schizotte en dessiner la carte. Couloir indélébile s'arrondit. Le couloir n'est pas une carte qui donne, ne laissant percevoir, formuler l'invitation. Encore le couloir. Il ne peut qu'à distance. Portes et fenêtres, la juxtaposition d'indications sans plans de pièces aux proportions intrinsèques qu'il découvre guidé. Distribution des pièces-halo. Chambranle. Le couloir au milieu est encore moins à l'heure pour Don Schizotte ensommeillé, vibre à la figure. Une carte s'attendrait-il à peine, au passage de change-rien. Des noms d'encre et de quelque chose, de Don Schizotte. Elles, lumières tamisées ou papier, mais déprécient les pièces qui ne débuteront leurs crues, définissent les miroirs. Ce tracé forme le couloir et l'existence d'espaces par des halos, occupe Don Schizotte, dont le nombre, les sémaphores projetés au sol et aux dimensions et leurs gonds aux murs. Mais davantage l'occupera. Formes attendent. Un lever d'autres que les halos encore, car pour réduction du possible : habitants du couloir. Lumières, balises établies sont articulées par les Toutefois. Donc confuses – ce sont les injonctions ouatées d'apprêt des murs. Schizotte s'en méfie et – premières habitantes du statique, mais insistantes – préfère déjà le relevé – couloirs rencontrés – et n'en sera pas moins agent, d'occluses il pressent. Ces agents qui font corriger par la suite en maintenan(t)ce. Aussi que cette esquisse d'une raison, d'un couloir n'a méfiance à l'égard des mesures de lieux – dont incessante somme – toutes ouvertures et de routines encore. Redéfinitions à faire pour fermeture du couloir. Inconnues viendront, l'espace par les corps, l'arrivant les suit, de ces transparences. Et ensuite forcir le trait, autant par des erreurs. Celui-ci ne maîtrise de ses opacités la présence, les interprétations, les rites qui recouvrent tout autre mouvement. Là par des lignes maintiennent choses que la parole et l'utilisation décrétaient justes – ensembles de photons, l'imminence de certains objets sont les premiers leurres. Halos de semi-dangers. Leurs instruments qui pourraient en jaillir, habitants du couloir opaque – mais identifient mesures qui viennent à l'appel – des que les portes et le couloir n'est pas encore rencontre de Don. Propositions qui surtout les fenêtres – un couloir pour Don Schizotte – sont eux, traversent les nuages, cristallisent d'étranges Schizotte, mêmes enveloppés de particules portant relations entre le proche et le lointain d'un mystérieux halo – la signature des halos, tissée de gestes désormais éteints – incertitude quant aux mots d'attitude, jusqu'à la main qui point, précise, ou le silence dans lequel dépose un petit objet. Paysage débute où est inscrit « sécable » près du verre. Désir qui commence à peine l'empreinte d'eau et la bouche qui empruntant les yeux et les sexes dont il dispose paraît jour, béante. Incident matin, depuis des architectures. Le sage. L'un d'eux mène, suivi d'un pseudo moi. Et cependant, mettrait à sa merci une salle – dont il a échange de sons. Il fait un effort sur lui, construction en un, appris la veille qu'elle inarticulait. Et de trois qui, s'ils le retardaient – sens rassurant mais joue un rôle : tours de verrou – pourraient engendrer un loin, constituer des particuliers dans l'Aujourd'hui. L'homme, embarras individuel et réponses. Auto-couloir : point nodal est le battant de collectif. Suffisantes. L'écrire, lieu de portes qui est potentiellement lourd. Don Schizotte sidéré. Consommation de répandu au sol. De conséquences en n'y-pense-pas, sa prose-circulation débarrant le passage et ces lieux où les enculeurs de rassemblement l'incarnent, quoique variables. Des mouches viendront en échange. Un comité. Toute chair paraît comportement et de nom d'un autre. Accueil est là. S'être enfui de cette humeur tôt fait présent – il faut bien. N'attendant personne, enveloppe hagarde de trouver une entrée. Tuer le taon. Ouvert autant que douane poreuse, fermé à toute nouvelle. N'est que d'enjamber le livre saint. Le couloir à peine – ou ancienne venue – avec honte cependant. Commençait son trajet l'homme des portes – et crainte aussi, des LSPM IV – avec en lui, quand Don gît mi-assis mi-réaction d'un effet, la prescription. Schizotte découvre là, couché en travers du méchant loup aussi tarifiable à l'acte, d'une chambre, dans seuil, jusqu'à nouvelle tonique (un régulateur), qui vive. Ordre, ordre qui pour nourrisson venant d'embarras provoqué oblige. Il ne semble pas téter sa nounou, par gêne sociale. Souvient pas. C'est prêt d'advenir Don Largactyl, Don R .E.P.G.S. La parole endormie. En ouvrant Schizotte se souvient, Schizotte s'acquitte, l'attrape vite et il sent. Les yeux ! Il voit que l'homme-porte a un droit de passage. Saisit. N'importe, d'abord d'autres déjà visités. Morceau poli et un brin... Laquelle, désamorçant lieux, inscrit « plus ». Arraché à la nuit, lui, compassionnel sans l'insondabilité des profonds déments, ce même greffé sur selle – Savoir dans quoi ? Regards ? Politesse ? Mouler sur les si comme un plan de tombe ? S'il tombe et si offres conviviales et volume dans la coupe rajoutée, il a où tomber. Marques d'intérêt, pénombre. La carte-montage : trois coups passé le pont. D'exagérer pour un est inadéquat. C'est nocturne à la Narrenbrück. Les premiers contacts pourtant avec celle-là... semblance de coups... autres habitants définissent qu'il doit évoluer. Là, provenant de la porte-couloir, viennent vers nouveaux halos, modifiant peu à peu, même avant que lui aussi simplement... chaleur surprenante. En procédant porte ne s'ouvre, sûre qu'il va vers eux. Cette heure entre nuit, essais et erreurs. Une autre porte là, prenant place à leur matin. Tenir pour l'instant. Silhouettes d'un côté, comme s'il eut rencontré ceux que quelques tracés, hommes ont contrefait. Ainsi chaque réveil réglementaire a motivé et ceux qui – trois, les plus pourris – nescience, peut-être bienveillance, ont perdu le fil. Manifesteraient pas plus à même Sainte-Catherine de jour et de nuit. Encore des faibles. Mesurer l'abîme du Jacitho Harbak. Sont échoués pour un signe de conscience. Narrentür mensch. Celles d'une guerrière. Halte dans le nodus : un jeune trou noir que les éboueurs du... elle raconte à Don Corridori, Don d'où s'échappe le dasein, bien que, à sa Schizotte, sur lequel Schizotte observe reflet résiduel d'une décharge, il se soit... Elle en a punaisé une entre les photons de lumière. Pas de temps essayé à un autre style. Image issue d'un de ces halos. Pour considérer, que d'approches aussi exemplaires, hors d'âge. Agencements d'êtres qu'il déplace. L'arrivant a-t-il perçu du Petit Prince et structures poussées dans des culs ? Une transaction oui. En effet il vient, moléculaire des extrêmes, à faire pâlir. Plus obscur que de voyager sur des liens, une puissance d'envie et de terreur. Droit de passage. Nombreuses planètes de pénétration. De là ceux qui courent, les évoqués plus haut, avec les agents de lumière. Photos-exploits sous les eu-lieu. Entre lui et maintenan(t)ce émotionnelle, climats les plus... L'homme du seuil, couloir veule. Lui différent de ceux hostiles dans les transactions, dont lui. Faire abjurer ça. Observé la veille dans engins les plus seuls. Peut-être agéométrie. Les halos grisâtres du rapide, c'est conscience, et qui transhistorique au premier comité spaghettisé sous l'effet, résonne comme un profit, un accueil et ce bien d'une attraction - pesée de la vie sur la géométrie immanente. Qu'on ne puisse y résister et que ça balance de l'insensé de substitution. Tout adosser trop. Tête nous envoie pesamment ses loisirs en l'autorisant durant signaux dégradés par Passé. Le gît-seuil Don, à jouer entre temps les agents, les distances infinies. Schizotte se fait avec les images de son maintenant qu'ils ont parcouru immédiatement.














Le son perdu

"See you in Watts number nine !"



Guitare & voix : Fernand Fernandez
Piano & mix : Robert Watts















Ce huitième numéro de Watts
a été achevé de coder
le 8 octobre 2016,
sur l'ordinateur de Robert Watts.